Édito de février

Cette année, le temps du Carême commencera le mercredi 26 février (à Fougeré & St-Florent) par la cérémonie de l’imposition des cendres, à 18 h 30. Cette cérémonie n’a pas seulement pour but de nous rappeler que nous sommes poussière et que nous retournerons à la poussière… Elle est aussi et surtout une sorte d’aveu collectif. En effet, à travers ce geste symbolique repris de l’Ancien Testament, nous exprimons devant Dieu et les uns devant les autres, que nous souhaitons faire pénitence pour nos péchés…

En recevant des cendres sur son front, un chrétien ne cherche donc pas à dissimuler ses torts, à trouver des excuses ou diverses échappatoires pour ses manques de charité… Au contraire, il s’agit de manifester publiquement, aux yeux de tous, que nous souhaitons réellement changer notre comportement. Il sera donc important, mercredi 26, que nous ne venions pas recevoir les cendres, machinalement, à la queue leu leu, comme si nous n’avions pas conscience du sérieux authentique qu’implique cette démarche. Ce n’est pas l’homme, en effet, qui est au service du rite mais l’inverse. Pour être vraie, cette cérémonie doit donc inséparablement s’accompagner d’un véritable esprit de pénitence, thème auquel ce numéro du Renouveau est consacré.

Bien sûr, prisonniers des habitudes qui nous aliènent, de notre amour-propre qui nous domine ou de nos mauvais penchants qui nous font perdre l’équilibre, il n’est jamais facile de se désavouer soi-même au point de radicalement changer. Et cependant, il le faut bien si nous voulons vivre SELON la volonté de Dieu. C’est pour cela, également, qu’avec le secours de la grâce divine, chacun a besoin de l’aide de son prochain. Tel est aussi le sens du Carême : prendre davantage conscience de la fraternité humaine et spirituelle qui nous relie les uns les autres à notre Père céleste. 

Très bon Carême à tous et joyeuse montée vers Pâques !