Édito de Mars 2020

Tout au long de ce mois de mars, le Carême frappera à notre porte. Ouvrirons-nous, alors, la porte de notre cœur ? Car il faut bien l’avouer, nous avons souvent besoin de courage pour entrer sincèrement dans cette période un peu austère, où le mot « pénitence » est très souvent perçu comme synonyme d’effort (cf. Le renouveau du mois dernier). Mais le temps du Carême est aussi un moment privilégié de l’année où toute l’Église se mobilise pour célébrer la Pâques du Christ en qui elle discerne notre vocation à mettre nos pas dans les siens.

Nous vivrons donc ces quarante jours en Église, en commençant par l’appel décisif des catéchumènes de notre diocèse, le 1er mars. Mgr Jacolin présidera l’Eucharistie. Puis, de dimanche en dimanche, nous pourrons redécouvrir la richesse de notre foi, scellée dans les eaux du baptême, vivifiée par l’Esprit et renouvelée dans l’Eucharistie. Notre communauté paroissiale sera alors, pour tous, la référence concrète et exemplaire du cheminement de chacun, jusqu’au porche de la Semaine Sainte que constitue la bénédiction et la célébration des Rameaux (cf. le dossier du mois).

Puissions-nous expérimenter, au fil de ces jours, combien le Christ aspire à recevoir les hommages de notre amour. Le Seigneur ne désire pas seulement que nous soyons de « bons chrétiens » : il attend également que nous soyons des disciples disposés à témoigner de notre attachement à sa personne. Et dans un monde de plus en plus sécularisé, les occasions ne manquent pas ! Voilà donc ce qu’est le Carême : une cure de transfiguration !

Très bonne montée vers Pâques !