Édito novembre 2019

Le culte des morts est aussi ancien que le sont nos premiers ancêtres. L’archéologie l’affirme : l’humanité est présente chaque fois qu’apparaissent, dans les profondeurs de la terre, des traces significatives d’hommage à la mémoire des défunts. Si le rire est le propre de l’homme, prier pour ses proches défunts est ainsi le propre de toute civilisation qui se respecte. Pourtant, fait sans précédent dans l’histoire de l’humanité, nos sociétés dites modernes glissent peu à peu vers un déni de la mort qu’elles cherchent à évacuer du quotidien par le progrès scientifique. On cache honteusement la mort… Dans certaines familles, celle-ci devient même un sujet tabou, au même titre que telle ou telle maladie incurable. L’Église est bien souvent le seul lieu, désormais, où l’on ose encore parler de la mort, ne serait-ce que celle de Jésus. Car assumée dans la foi, la mort apparaît aux chrétiens comme une nouvelle naissance : « Je ne meurs pas, disait sainte Thérèse, j’entre dans la vie. »

Marqué par la fête de la Toussaint, ce mois de novembre nous le rappelle. Fêter tous les saints, connus et inconnus, c’est fêter leur dies natalis : le jour de leur naissance au Ciel. Les autres défunts, ceux qui patientent encore un peu, le temps qu’en eux se creuse un plus grand désir de Dieu, ne sont pas jaloux pour autant puisque nous faisons spécifiquement mémoire d’eux le lendemain. N’hésitez pas à venir à la messe ce jour-là : à St-Florent à 11 h & à Fougeré à 10 h 30 !

Puisse ce numéro du Renouveau vous accompagner tout au long de ce mois de novembre, dans l’espérance que suscitent les fins dernières de notre monde, telles que Notre-Seigneur les a décrétées pour notre plus grande joie.